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Les Parides, du Mexique à l’Argentine

Parides sesostris zischkai (Forster, 1955), mâle. Yungas, Bolivie. Photo : Lars Andersen

 

 

Le genre Parides

 

Papilionidae Latreille, [1802]
Troidini Talbot, 1939
Parides Hübner, [1819]

Globalement, les Parides se répartissent en espèces cisandines (fréquentant les régions situées à l’est des Andes, l’Amazonie et la Mata atlântica) et transandines (Andes centrales et occidentales, littoral pacifique, Amérique centrale). Ce schéma s’invalide parfois : Parides sesostris couvre l’ensemble de la zone néotropicale, du Mexique au Brésil central.

Outre des caractéristiques morphologiques communes (abondance du vert et du rouge dans la décoration alaire), les Parides, toujours très globalement mais non sans exceptions, fréquentent les mêmes habitats forestiers, butinent les mêmes fleurs et leurs chenilles demeurent inféodées aux mêmes plantes nourricières.

 

Habitat

 

Dans leur grande majorité, les Parides se cantonnent aux milieux forestiers humides (forêts ombrophiles) et notamment aux forêts primaires. Sans être rares (sauf exceptions – Parides vercingetorix, par exemple), ils sont souvent localisés ou très localisés et évitent les larges espaces ouverts. Selon notre expérience, un observateur pourra parcourir à plusieurs reprises une même piste, surtout si elle est large, sans apercevoir un seul Parides, alors qu’à quelques mètres ces papillons demeurent dans la lumière tamisée du sous-bois. Les rencontres sont plus aisées lorsque l’observateur découvre une petite clairière garnie d’arbustes ou d’arbres fleuris (Palicourea sp.). En outre, dans les piémonts andins, on pourra admirer des Parides « mud-puddlant » sur les berges sableuses des rivières, toujours à proximité de la forêt. Spectacle rare voire inconnu en Guyane, probablement parce que les berges sont plus vaseuses et moins riches en sels minéraux.

Cependant, quelques Parides (P. bunichus) préfèrent les zones sèches et ouvertes, voire arides.

Dans l’ensemble, les Parides habitent surtout les basses altitudes (basin amazonien, piémonts andins). Néanmoins, quelques espèces adoptent dans les Andes des étages plus élevés : Parides phalaecus jusqu’à 3000 m, P. panares jusqu’à plus de 1300 m, P. erithalion jusqu’à 2000 m.

 

Comportement

 

Pour la majorité des espèces, les Parides sont des papillons inféodés aux forêts pluviales où, très localisés, ils se rassemblent autour de leurs plantes nourricières et des fleurs qu’ils butinent. Leur vol, plutôt lent, à la fois battu et planant, devient rapide en cas de menace. Certaines espèces fréquentent le sommet des arbres ou des arbustes, au niveau de la canopée ou à mi-hauteur (P. sesostris, P. childrenae, P. iphidamas, etc.), d’autres patrouillent non loin du sol (P. chabrias) ou un peu plus haut (P. arriphus). En règle générale, c’est par temps ensoleillé qu’ils se manifestent. Cependant, au Belize, nous avons observé divers Parides volant sous la pluie.

Les deux sexes butinent les fleurs et les femelles, à la différence de celles d’autres papillons (Morpho, par exemple), sont aussi visibles que les mâles. Selon les groupes d’espèces, le dimorphisme sexuel s’avère faible ou considérable (voir ci-dessous).

Les chenilles de Parides, comme celles de l’ensemble des Troidini, consomment strictement des aristoloches (Aristolochiaceae). Ces plantes contiennent l’acide aristolochique très toxique. De sorte que les papillons adultes du genre Parides sont eux-mêmes toxiques pour la plupart des prédateurs (oiseaux, lézards, mais non pas araignées).

Aristoloche du Mexique, Barronca Honda, Morelos, 10 mars 2014. Photo : L. Legal

 

Mimétisme

 

Les Parides affichent le plus souvent des livrées rouges aposématiques, avertissant les prédateurs de leur toxicité. Aussi, sont-ils « copiés » par des espèces non toxiques (mimes) sympatriques (fréquentant les mêmes biotopes). Ce mécanisme, résultant de la sélection, se nomme mimétisme batésien. En voici quelques exemples.

Chez les Papilionidae, ce sont surtout les Mimoides et les Heraclides qui bénéficient du mimétisme batésien. Si l’habitus évoque fortement celui des Parides, un critère simple de distinction sera, chez les mimes, l’absence de taches rouges sur le corps (thorax et abdomen) du papillon. En outre, les Mimoides se distinguent des Parides par de plus petites antennes à la massue courbée.

Mimoides ariarathes evagorides Brown & Lamas, 1994. Photo : J.-M. Gayman
Mimoides ariarathes gayi (Lucas, 1852) (à droite) et Heraclides anchisiades (Esper, 1788). Yungas (Bolivie). Photo : Lars Andersen
Mimoides pausanias cleombrotus (Strecker, 1885). Colombie. Photo : Fredy Montero
Mimoides xeniades halex (Rothschild & Jordan, 1906). Colombie, 16 juillet 2016. Photo : Fredy Montero
Mimoides xeniades xeniades (Hewitson, 1867). Yungas (Bolivie). Photo : Lars Andersen
Mimoides xeniades xeniades (Hewitson, 1867). Yungas (Bolivie). Photo : Lars Andersen
Mimoides xeniades xeniades (Hewitson, 1867) (à droite) et Battus sp. Yungas (Bolivie). Photo : Lars Andersen
Heraclides anchisiades (Esper, 1788). Barra do Una, São Sebastião (São Paulo, Brésil), 7 février 2012. Photo : J.-M. Gayman
Parides et Heraclides collectés à Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 20 novembre 2011. Photo : J.-M. Gayman

 

Autre exemple, les Archonias (Pieridae) :

Archonias brassolis critias (Felder & Felder, 1859). Cupiagua, 720 m (Casanare, Colombie), 5 novembre 2015. Photo : Fredy Montero

 

Parides de Guyane

 

La Guyane compte une dizaine d’espèces des différents groupes, sauf ascanius et klagesi.

Le genre Parides en Guyane. Coll. Jean-Yves Gallard à Cayenne, 4 décembre 2011. Photo : J.-M. Gayman

 

Les Parides par groupes

 

Le genre Parides Hübner, [1819] est divisé en six groupes, selon notamment des critères morphologiques :

• groupe d’espèces ascanius : 9 espèces

• groupe d’espèce klagesi : 1 espèce

• groupe d’espèces chabrias : 5 espèces

• groupe d’espèces aeneas : 11 espèces

• groupe d’espèces sesostris : 2 espèces

• groupe d’espèces anchises : 7 espèces

 

Groupe d’espèces 1 : ascanius

Le groupe comprend 9 espèces.

 

Parides ascanius (Cramer, 1775)

Pas de sous-espèce et sexes semblables. Distribution : au Brésil dans l’état de Rio de Janeiro : Rio de Janeiro, Barra da Tijuca, Cachoeiras da Macaé. Surtout dans les zones marécageuses.

Parides ascanius (Cramer, 1775). Rio de Janeiro (RJ, Brésil). Photo : Lucia Calvet
Parides ascanius (Cramer, 1775). Rio de Janeiro (RJ, Brésil). Photo : Daniel Mello
Parides ascanius (Cramer, 1775). Rio de Janeiro (RJ, Brésil). Photo : Sergio Murilo Veloso
Forêt près de Rio de Janeiro, 31 janvier 2012. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides alopius (Godman & Salvin, 1890)

Les sexes sont semblables. Distribution : montagnes du centre du Mexique où l’espèce fréquente les bosque de pinos-encinos entre 1800 et 2500 m. Le papillon est plutôt rare, quoique un peu plus commun dans la Sierra occidentale, et est aussi le plus septentrional du genre Parides.

 

Parides alopius (Godman & Salvin, 1890), Sonora (Mexique), septembre 2001. Photo : Hank & Priscilla Brodkin
Biotope de Parides alopius. Camino de las Cruces, Amatlán, 1900 m, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal

 

Parides gundlachianus gundlachianus (C. & R. Felder, 1864)

Sexes similaires. Distribution : montagnes (Sierra Maestra) de la partie orientale de Cuba. Une seconde sous-espèce, Parides gundlachianus alayoi Hernández, Alayón & Smith, 1995, fréquente l’Ouest de l’île.

Parides gundlachianus gundlachianus (C. & R. Felder, 1864), mâles. Santiago de Cuba, juillet 2002. Photo : J.-M. Gayman
Parides gundlachianus gundlachianus (C. & R. Felder, 1864). El Salto del Guayabo en Pinares de Mayarí, Parque La Mensura, Holguín (Cuba), 30 décembre 2016. Photo : A. Neild
Parides gundlachianus gundlachianus (C. & R. Felder, 1864). El Salto del Guayabo en Pinares de Mayarí, Parque La Mensura, Holguín (Cuba), 30 décembre 2016. Photo : A. Neild
Parides gundlachianus gundlachianus (C. & R. Felder, 1864). El Salto del Guayabo en Pinares de Mayarí, Parque La Mensura, Holguín (Cuba), 30 décembre 2016. Photo : A. Neild
Biotope de Parides gundlachianus gundlachianus : Baracoa, Guantánamo (Cuba), 18 juillet 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides agavus (Drury, 1782)

Pas de dimorphisme sexuel et pas de sous-espèce. Distribution : Brésil : Minas Gerais, Rio de Janeiro, Paranà, Santa Catarina, Rio Grande do Sul, São Paulo, Espírito Santo. Argentine : Corrientes, Formosa, Misiones. Paraguay : Paraguari, Caaguazu, Guairà.

Parides agavus (Drury, 1782). Curitiba (Paraná, Brésil), 10 janvier 2013. Photo : Mauricio Skrock
Parides agavus (Drury, 1782). Curitiba (Paraná, Brésil), 10 janvier 2013. Photo : Mauricio Skrock
La Mata atlântica aux environs de Curitiba (Paraná, Brésil), décembre 2010. Photo : Mauricio Skrock

 

Parides bunichus

Six sous-espèces ; sexes similaires. Du Nord-Est brésilien à l’Argentine.

Parides bunichus bunichus (Hübner, 1821)

Sexes semblables. Distribution : Brésil : Espírito Santo, Rio de Janeiro, São Paulo, Paranà, Santa Catarina, Minas Gerais. P. bunichus est l’un des rares Parides à affectionner les biotopes secs et ouverts.

Parides bunichus bunichus (Hübner, 1821), Pitangui (Minas Gerais, Brésil),13 mars 2011. Photo : Nicodemos Rosa
Parides bunichus bunichus (Hübner, 1821), Pitangui (Minas Gerais, Brésil),27 avril 2011. Photo : Nicodemos Rosa
Parides_bunichus bunichus (Hübner, 1821), Curitiba (Paraná, Brésil). 17 mars 2012. Photo : Mauricio Skrock
Paysage du Minas Gerais : la piste de Lavras Novas, près d’Ouro Preto. 1er janvier 2006. Photo : J.-M. Gayman
Mata da pedreira, Pitangui (Minas Gerais, Brésil), 24 mars 2010. Photo : Nicodemos Rosa

Parides bunichus diodorus (Hopffer, 1865)

Distribution : Brésil : Bahia, Goiás, Minas Gerais. Biotopes xérophiles.

Parides bunichus diodorus (Hopffer, 1865), Serra da Canastra (Minas Gerais, Brésil),19 novembre 2008. Photo : Ricardo Augusto Costa
Parides bunichus diodorus (Hopffer, 1865). Divinópolis (Minas Gerais, Brésil). Photo : Carlos Canaan

 

Parides montezuma (Westwood, 1842)

Distribution : Mexique, Guatemala, Belize, Honduras, El Salvador, Nicaragua, Costa Rica et partie occidentale du Panamá. Deux sous-espèces au Mexique.

Parides montezuma montezuma (Westwood, 1842)

Le dimorphisme sexuel est faible. Distribution : Mexique dans les états de Jalisco, Nayarit, Colima, Morelos, Guerrero, Michoacan, Oaxaca. P. montezuma est la seule espèce mexicaine inféodée à la forêt tropicale sèche (les autres fréquentent des zones plus humides). Le papillon est commun.

Parides montezuma montezuma (Westwood, 1842), mâle, vue dorsale, El Limón, 1300 m, Morelos (Mexique), 1er août 2007. Photo : L. Legal
Parides montezuma montezuma (Westwood, 1842), mâle. San Isidro, 1100 m, Yautepec, Morelos (Mexique), 8 septembre 2009. Photo : L. Legal
Parides montezuma montezuma (Westwood, 1842), femelle. Río Yautepec, Barranca Honda 1200 m, Morelos (Mexique), 9 août 2007. Photo : L. Legal
Parides montezuma montezuma (Westwood, 1842), femelle, verso. Río Yautepec, Barranca Honda 1200 m, Morelos (Mexique), 9 août 2007. Photo : L. Legal
Aristolochia pringlei (Rose, 1903), plante nourricière de Parides montezuma. Reserva de la Biosfera Sierra de Huautla-Cerro Frío, 1600 m, Tilzapotla, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal
Parides montezuma : oeuf sur Aristolochia elegans Masters, Chulavista,1530 m, Cuernavaca Centre, Morelos (Mexique), 5 août 2017. Photo : L. Legal
Biotope de Parides montezuma : les mâles sont communs sur la boue le long de la rivière. Río Yautepec, Barranca Honda, 1200 m, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal

 

Parides photinus (Doubleday, 1844)

Pas de dimorphisme sexuel. Distribution : Amérique centrale du Mexique au Costa Rica.

Parides photinus (Doubleday, 1844), mâle montrant le lustre bleu. Chamilpa, Cuernavaca Nord, 1800 m, Morelos (Mexique), 10 août 2007. Photo : L. Legal
Parides photinus (Doubleday, 1844), mâle avec reflets bleus. Río Yautepec, Barranca Honda, 1200 m, Morelos (Mexique), 6 novembre 2006. Photo : L. Legal
Parides photinus (Doubleday, 1844), mâle. Reserva de la Biosfera Sierra de Huautla-Cerro Frío, 1500 m, Tilzapotla, Morelos (Mexique), 24 août 2006. Photo : L. Legal
Parides photinus (Doubleday, 1844), femelle. Reserva de la Biosfera Sierra de Huautla-Cerro Frío, 1450 m, Tilzapotla, Morelos (Mexique), 6 juin 2011. Photo : L. Legal
Parides photinus (Doubleday, 1844), femelle, verso. 1200 m, Río Yautepec, Barranca Honda, 1200 m, Morelos (Mexique), 31 octobre 2010. Photo : L. Legal
Biotope de Parides photinus. Camino Belinda, 1400 m, El Limón, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal

 

Groupe d’espèce 2 : klagesi

Aucune photo in natura pour l’unique espèce Parides klagesi (Erhman, 1904) du Venezuela et du Brésil (Pará oriental et Maranhão).

Parides klagesi (Erhman, 1904)

Parides klagesi (Erhman, 1904) du Pará. Olaf H. H. Mielke; Mirna M. Casagrande, « Parides klagesi (Ehrmann) redescoberto no Brasil (Lepidoptera, Papilionidae, Troidini) », Rev. Bras. entomol. vol.51 no.2 São Paulo, 2007

 

Groupe d’espèces 3 : chabrias

Le groupe comprend cinq espèces

 

Parides chabrias

Quatre sous-espèces peuplant le bassin amazonien et le massif des Guyanes.

Parides chabrias ygdrasilla Hemming, 1935

Le dimorphisme sexuel est ténu. Distribution : Guyane, Brésil Parà : Amazonas, Rondônia ;

Suriname ?

Parides chabrias ygdrasilla Hemming, 1935, mâle. Rivière Comté, 5 janvier 2012. Photo : Colette Chazal
Parides chabrias ygdrasilla Hemming, 1935, mâle (à gauche) et femelle (à droite). Gîte Moutouchi (Maroni, Guyane), novembre 2013. Photo : Alexis Passerieux
Parides chabrias : comparaison entre deux exemplaires, mâle (à gauche) et femelle. Guyane 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides chabrias mithras (Grose-Smith, 1902)

Distribution : Venezuela : Bolívar ; Guyana ; Suriname ; en Guyane, autour de Saint Laurent du Maroni, chabrias ygdrasilla et chabrias mithras sont sympatriques (et s’hybrident probablement). La frontière entre les deux sous-espèces reste à déterminer. Les deux sous-espèces volent presque au ras du sol.

Divers Parides dont chabrias mithras (Grose-Smith, 1902). Gîte Moutouchi, 19 octobre 2012. Photo : Colette Chazal
Biotope de Parides chabrias mithras : la forêt guyanaise au Gîte Moutouchi, 1er novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman
Layon forestier fréquenté par Parides chabrias. Gîte Moutouchi, novembre 2013. Photo : A. Passerieux

 

Parides vercingetorix Oberthür, 1888

= Parides coelus Boisduval, 1836. Sexes semblables. Aucune sous-espèce. Distribution : auparavant connu seulement de la région du Maroni en Guyane. Récemment, en novembre 2009, l’espèce est découverte à Saül au centre de la Guyane. Papillon peu commun dont l’aire de distribution reste à préciser.

Parides vercingetorix Oberthür, 1888, mâle. Gîte Moutouchi, 21 octobre 2012. Photo : Colette Chazal
Parides vercingetorix Oberthür, 1888, mâle. Gîte Moutouchi, novembre 2013. Photo : A. Passerieux
Parides vercingetorix Oberthür, 1888, mâle. Sentier des Gros Arbres à Saül, novembre 2009. Photo : Louis Diringer
Biotope de Parides vercingetorix. Gîte Moutouchi, 17 octobre 2012. Photo : C. Chazal
Fleurs butinées par Parides vercingetorix. Gîte Moutouchi, novembre 2013. Photo : A. Passerieux

 

Parides quadratus (Staudinger, 1890)

Deux sous-espèces peuplant l’Amazonie occidentale au Brésil et au Pérou.

Parides quadratus quadratus (Staudinger, 1890)

Distribution : au Brésil, le long du cours moyen du rio Madeira.

Parides quadratus quadratus (Staudinger, 1890), mâle et femelle. Rio Madeira (Brésil). Coll. J. Porteneuve. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides quadratus spoliatus (Staudinger, 1898)

Distribution : Pérou : Loreto ; Brésil : Acre et Amazonas

Parides quadratus spoliatus (Staudinger, 1898), mâle. Coll. J. Porteneuve. Photo : J.-M. Gayman
Lago Tres Chimbadas (Madre de Dios, Pérou), 3 août 2004. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides pizarro

Trois sous-espèces amazoniennes et des piémonts andins réparties de la Colombie à la Bolivie.

Parides pizarro steinbachi (Rothschild, 1905)

Distribution : Bolivie : départements de La Paz et Santa Cruz.

Parides pizarro steinbachi (Rothschild, 1905), mâle. Santa Cruz de la Sierra (Santa Cruz, Bolivie). Coll. J. Porteneuve. Photo : J.-M. Gayman
Le río Tambopata au Pérou près de la frontière bolivienne, août 2004. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides hahneli (Staudinger, 1882)

Aucune sous-espèce et absence de dimorphisme sexuel. Distribution : le long de l’Amazone dans les états du Pará et d’Amazonas (Brésil).

Parides hahneli (Staudinger, 1882). Óbidos (Pará, Brésil). Coll. J. Porteneuve. Photo : J.-M. Gayman
La forêt amazonienne près d’Alter do Chão (Pará, Brésil), août 2001. Photo : J.-M. Gayman

 

Groupe d’espèces 4 : aeneas

Onze espèces constituent ce groupe.

 

Parides aeneas

L’espèce occupe quasiment l’ensemble du bassin amazonien et les piémonts andins orientaux.

Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994

Sexes différents. Distribution : Guyane et état de l’Amapà (Brésil).

Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, couple. Gite Moutouchi, novembre 2013. Photo : A. Passerieux
Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, mâle. Crique Tortue, Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 20 novembre 2011. Photo : Michel Belloin
Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, femelle. Crique Tortue, Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 22 novembre 2011. Photo : Michel Belloin
Crique Tortue, Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 6 novembre 2012. Photo :J.-M. Gayman
Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, femelle. Saül (Guyane), novembre 2012. Photo : Michel Belloin
Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, mâle. Mont Rorota (Cayenne, Guyane), 2 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman
Parides aeneas lucasi Brown & Lamas, 1994, mâle. Mont Rorota (Cayenne, Guyane), 2 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman
Mont Rorota (Cayenne, Guyane), 2 novembre 2016. Photo :J.-M. Gayman

 

Parides aeneas bolivar (Hewitson, 1851)

Le dimorphisme sexuel est important. Distribution : Amazonie occidentale au Venezuela, en Colombie, en Équateur, au Pérou, et au Brésil.

Parides aeneas bolivar (Hewitson, 1851), mâle. Río Pepino, Mocoa, Putumayo (Colombie), 3 septembre 2015. Photo : F. Montero
Parides aeneas bolivar (Hewitson, 1851), femelle. Reserva Paway, Putumayo (Colombie), 7 novembre 2015. Photo : F. Montero

 

Parides tros

Deux sous-espèces de la Mata atlântica brésilienne.

Parides tros tros (Fabricius, 1793)

Dimorphisme sexuel. Distribution : Brésil : Espírito Santo, Rio de Janeiro, São Paulo. Le papillon vole autour de 1000 m dans les montagnes côtières de la Mata atlântica.

Parides tros tros (Fabricius, 1793), mâle. Floresta da Tijuca, Rio de Janeiro (RJ, Brésil). Photo : Lucia Calvet
Rio Pouso Alto, Sertão de Barra do Una (São Paulo, Brésil), 9 février 2012. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides orellana (Hewitson, 1852)

Aucune sous-espèce et sexes différents pour cette espèce la plus grande du genre Parides. Distribution : Amazonie occidentale de basse altitude en Colombie, Équateur, Pérou et Brésil.

Parides orellana (Hewitson, 1852), mâle. Coll. J. Porteneuve. Photo : J.-M. Gayman
Parides orellana (Hewitson, 1852), mâle. Apuya, entre Tena et Puyo (Napo, Équateur). Photo : Andrew Neild
Papilionidae et Pieridae “mud-puddlant” sur la rive du río Amacayacu (Amazonas, Colombie). Photo : Fredy Montero

 

Parides burchellanus

Deux sous-espèces d’un papillon brésilien peu collecté et peu connu.

Parides burchellanus jaguarae (Foetterle, 1902)

Sexes similaires. Distribution : Brésil : Minas Gerais et São Paulo.

Parides burchellanus jaguarae (Foetterle, 1902)
Parides burchellanus jaguarae (Foetterle, 1902). Brumadinho (Minas Gerais, Brésil). Photo : Bruno Moraes
Serra de Itatiaia (Minas Gerais, Brésil), 31 décembre 2005. Photo : Jean-Marc Gayman

 

Parides panthonus

Deux sous-espèces en Guyane et dans l’Amapá.

Parides panthonus barbotini Brévignon, 1998

Pas de dimorphisme sexuel. Distribution : Guyane autour de Saint Georges de l’Oyapock et Amapá (Brésil).

Parides panthonus barbotini Brévignon, 1998, femelle. Photo : Wikicommons
Parides panthonus barbotini Bre?vignon, 1998. Coll. J.-Y. Gallard à Cayenne. Photo : J.-M. Gayman
Ilêt Sophia sur l’Oyapock, 7 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides lysander

Cinq sous-espèces réparties dans le Bassin amazonien et le Mato Grosso.

Parides lysander lysander (Cramer, 1775)

Dimorphisme sexuel prononcé. Distribution : Venezuela (partie orientale), Guyana, Suriname, Guyane et nord du Brésil. Globalement : autour du Massif des Guyanes.

Parides lysander lysander (Cramer, 1775), mâle. Rivière Comté, Guyane, 5 janvier 2012. Photo : Colette Chazal
Parides lysander lysander (Cramer, 1775), mâle. Roche Bateau, Saül (Guyane), 19 novembre 2014. Photo : Michel Belloin
Parides lysander lysander (Cramer, 1775), mâle. Pointe Maripa sur la rivière Comté (Guyane), 10 novembre 2012. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides lysander lysander, Crique Cochon, Saül (Guyane), 6 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides lysander brissonius (Hübner, [1819])

Sexes différents. Distribution : Amazonie centrale et occidentale de la Colombie à la Bolivie.

Parides lysander brissonius (Hübner, [1819]), femelle. Río Pepino, Mocoa, Putumayo (Colombie), 3 septembre 2015. Photo : F. Montero

Parides lysander orinocoensis Constantino, Le Crom & Salazar, 2002

Comme pour la sous-espèce nominale, les sexes sont très différentes. Distribution : partie orientale de la Colombie (Llanos).

Parides lysander orinocoensis Constantino, Le Crom & Salazar, 2002, mâle. Bosque Bavaria, 580 m, Villavicencio, Meta (Colombie), 9 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides lysander orinocoensis : Bosque Bavaria, 580 m, Villavicencio, Meta (Colombie), 9 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides echemon

Trois sous-espèces dont deux en Amazonie orientale et la troisième à proximité des Andes au Pérou et en Bolivie.

Parides echemon ergeteles (Hübner, [1813])

Fort dimorphisme sexuel. Distribution semblable à celle de P. lysander lysander : Venezuela (partie orientale), Guyana, Suriname, Guyane et nord du Brésil. Globalement : autour du Massif des Guyanes.

Parides echemon ergeteles (Hübner, [1813]), mâle & femelle. Photo : Sébastien Demay
Identification incertaine : Parides echemon ergeteles (Hübner, [1813]), femelle. Gîte Moutouchi, 30 octobre 2016. Photo : J.-M. Gayman
 

Parides eurimedes

Sept sous-espèces en Amérique centrale et nord-ouest de l’Amérique du Sud.

Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836)

Dimorphisme sexuel prononcé. Distribution : Colombie : vallée du Madgalena et piémonts andins orientaux. Jusqu’à 900 ou 1000 m d’altitude.

Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), mâle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), mâle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), mâle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), mâle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 7 novembre 2015. Photo : Bernard Lalanne-Cassou
Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), femelle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Parides eurimedes arriphus (Boisduval, 1836), femelle. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 7 novembre 2015. Photo : Bernard Lalanne-Cassou
Biotope de P. eurimedes arriphus : une forêt galerie dans les Llanos, Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 7 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Dans la forêt galerie, Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 7 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Femelle de P. eurimedes arriphus (Boisduval, 1836) recherchant la plante nourricière pour la ponte. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Femelle de P. eurimedes arriphus (Boisduval, 1836) recherchant la plante nourricière pour la ponte. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Femelle de P. eurimedes arriphus (Boisduval, 1836) recherchant la plante nourricière pour la ponte. Fundo Palmarito, 265 m (Yopal, Casanare, Colombie), 8 novembre 2015. Photo : J.-M. Gayman
Autre biotope de P. eurimedes arriphus (Boisduval, 1836) : cascade (890 m d’altitude) près de Santa María (Boyacá, Colombie), 18 novembre 2015. Photo : Charles Basset

 

Parides eurimedes mylotes (Bates, 1861)

Fort dimorphisme sexuel. Distribution : Amérique centrale, de l’Est du Mexique au Costa Rica.

Parides eurimedes mylotes (Bates, 1861), mâle & femelle. Pook’s Hill, Cayo district (Belize), 10 août 2000. Photo : J.-M. Gayman
Parides eurimedes mylotes (Bates, 1861), mâle butinant. Parc National El imposible, 600 m (El Salvador), 9 novembre 2008. Photo : L. Legal
Parides eurimedes mylotes (Bates, 1861), femelle. Parc National El imposible, 600 m (El Salvador), 9 novembre 2008. Photo : L. Legal
Biotope de Parides eurimedes mylotes : Pook’s Hill, Cayo district (Belize), 10 août 2000. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides neophilus

Huit sous-espèces largement réparties en Amazonie et dans le Mato Grosso

Parides neophilus neophilus (Geyer, [1837])

Fort dimorphisme sexuel. Distribution analogue à celle de P. lysander lysander et P. echemon ergeteles.

Parides neophilus neophilus (Geyer, [1837]). Guyane. Coll. Jean-Yves Gallard à Cayenne. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de P. neophilus neophilus : la forêt inondable près d’Oiapoque (Amapá, Brésil), 5 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides neophilus olivencius (Bates, 1861)

Distribution : Amazonie occidentale du Venezuela au Pérou.

Parides neophilus olivencius (Bates, 1861), femelle. Costayaco, Putumayo (Colombie), 1er aout 2017. Photo : F. Montero

 

Parides neophilus eurybates (Gray, [1853])

Dimorphisme sexuel prononcé. Distribution : Bolivie orientale, Brésil (São Paulo, Minas Gerais, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Paranà, Rio Grande do Sul), Argentine (Misiones) et nord-est du Paraguay.

Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), mâle. Serra da Canastra (Minas Gerais, Brésil). Photo : Marquinhos Aventureiro
Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), mâle. Minas Gerais (Brésil). Photo : Wolfgang Walz
Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), mâle. Barão de Cocais (Minas Gerais, Brésil). Photo : Bruno Moraes
Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), mâle (?), verso. Surucuá Reserva & Ecolodge (Misiones, Argentine). Photo : Luis Cesar Tejo
Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), femelle. Pitangui (Minas Gerais, Brésil), 14 avril 2009. Photo : Nicodemos Rosa
Parides neophilus eurybates (Gray, [1853]), femelle. Pitangui (Minas Gerais, Brésil), 13 mars 2011. Photo : Nicodemos Rosa
Biotope de Parides neophilus eurybates et P. anchises nephalion. São Sebastião das Águas Claras (Macacos) (Minas Gerais, Brésil), 2 janvier 2006. Photo : J.-M. Gayman

 

Groupe d’espèces 5 : sesostris

Deux espèces

 

Parides sesostris

Cinq sous-espèces occupent une aire considérable en Amérique centrale et en Amérique du Sud.

Parides sesostris sesostris (Cramer, 1779)

Dimorphisme sexuel important. Distribution : l’ensemble du Bassin amazonien et les Guyanes.

Parides sesostris sesostris (Cramer, 1779), mâle. Explorer’s Inn, río Tambopata (Madre de Dios, Pérou), 31 déccembre 2010. Photo : Meena
Parides sesostris sesostris (Cramer, 1779), mâle & femelle. Gîte Moutouchi (Guyane), novembre 2013. Photo : Alexis Passerieux
Biotope de Parides sesostris sesostris : la piste de Crique Tortue près de Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 22 novembre 2011. Photo : Claude Renoton
Fleurs fréquentées par divers Parides dont sesostris. Crique Tortue près de Saut Athanase sur l’Approuague (Guyane), 22 novembre 2011. Photo : J.-M. Gayman
L’Approuague à Saut Athanase (Guyane), 20 novembre 2011. Photo : J.-M. Gayman
Autre biotope guyanais de Parides sesostris sesostris : Crique Cochon, Saül, 17 novembre 2012. Photo : J.-M. Gayman
Parides sesostris sesostris (Cramer, 1779), femelle. Reserva Paway, Putumayo (Colombie), 9 février 2015. Photo : F. Montero

 

Parides sesostris tarquinius (Boisduval, 1836)

Distribution : Panamá, nord du Venezuela, Guyana, Colombie et nord de l’Équateur.

Parides sesostris tarquinius (Boisduval, 1836), mâle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 30 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides sesostris tarquinius (Boisduval, 1836), mâle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 30 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides sesostris tarquinius (Boisduval, 1836), mâle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 28 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides sesostris tarquinius (Boisduval, 1836), femelle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur). Photo : Pierre Boyer
La forêt du Chocó à Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 27 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides sesostris zischkai (Forster, 1955)

Distribution : piémonts andins (Yungas) en Bolivie. La sous-espèce est présente jusqu’à 1200 m d’altitude.

Parides sesostris zischkai (Forster, 1955), mâle en vol. Yungas, Bolivie. Photo : Lars Andersen
Taipiplaya, 900 m (Yungas, Bolivie), 24 décembre 2014. Photo : Jan Flindt Christensen

 

Parides childrenae

Trois sous-espèces en Amérique centrale et sur le versant occidental des Andes en Colombie et Équateur.

Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925)

Dimorphisme sexuel prononcé pour cette sous-espèce transandine de Colombie et d’Équateur.

Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925), mâle, recto & verso. Calderón (Esmeraldas, Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925), femelle, recto & verso. Calderón (Esmeraldas, Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925), mâle butinant. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 6 décembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925), mâle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 30 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides childrenae latifasciata (Krüger, 1925), femelle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 30 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Fleurs de Palicourea sp. (Rubiaceae) butinées par les Parides. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 27 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides childrenae latifasciata et autres Parides : la forêt du Chocó à Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 28 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman

 

Groupe d’espèces 6 : anchises

Sept espèces.

 

Parides anchises

20 sous-espèces dans l’ensemble de la zone néotropicale.

Parides anchises anchises (Linnaeus, 1758)

Le dimorphisme sexuel est accentué et l’aire de distribution de cette sous-espèce correspond à celle de P. lysander lysander autour du Massif des Guyanes (Guyana, Suriname, Guyane, nord du Brésil).

Parides anchises anchises (Linnaeus, 1758) de Guyane. Coll. Jean-Yves Gallard à Cayenne. Les femelles sont agrandies par rapport aux mâles.
La lisière de forêt, biotope de Parides anchises anchises. Carbets de Coralie, piste Coralie (Cacao, Guyane), 1er novembre 2012. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides anchises drucei (Butler, 1874)

Sexes différents. Distribution : Amazonie occidentale en Colombie, Équateur, Pérou et Brésil.

Parides anchises drucei (Butler, 1874), mâle, Mocoa, Putumayo (Colombie), 12 janvier 2017. Photo : F. Montero
Parides anchises drucei (Butler, 1874), mâle, Mocoa, Putumayo (Colombie), 12 janvier 2017. Photo : F. Montero
Parides anchises drucei (Butler, 1874), femelle, Reserva Paway, Putumayo (Colombie), 7 novembre 2014. Photo : F. Montero

 

Parides anchises etias (Rothschild & Jordan, 1906)

La sous-espèce vole au Pérou et en Bolivie, en plaine amazonienne et piémonts andins jusqu’à 1000 m d’altitude.

Parides anchises etias (Rothschild & Jordan, 1906), mâle. Yungas (Bolivie). Photo : Lars Andersen
Paysage des Yungas : San Juan près de Caranavi (Bolivie), 3 décembre 2014. Photo : Jan-Flindt Christensen

 

Parides anchises nephalion (Godart, 1819)

La sous-espèce habite le littoral atlantique du Brésil (Mata atlântica et Minas Gerais) et, plus au sud, s’étend vers l’intérieur en Argentine (Misiones) jusqu’à l’est du Paraguay.

Parides anchises nephalion (Godart, 1819), mâle & femelle. Photo : Sébastien Demay
Émergence de Parides anchises nephalion (Godart, 1819), femelle. Sabará (Minas Gerais, Brésil). Photo : Bruno Moraes

 

Parides anchises stilbon (Kollar, 1839)

Dimorphisme sexuel assez marqué. Distribution : Brésil dans les états de Santa Catarina et Rio Grande do Sul.

Parides anchises stilbon (Kollar, 1839) ; mâle : Joinville, novembre 1990 ; femelle : Jaraguá do Sul, février 1991 ; Santa Catarina (Brésil). Photo : J.-M. Gayman

 

 

Parides panares

Six sous-espèces peuplent l’Amérique centrale et les versants transandins pacifiques de la Colombie et de l’Équateur.

 

Parides panares lycimenes (Boisduval, 1870)

Fort dimorphisme sexuel. La sous-espèce peuple l’Amérique centrale, depuis l’extrême-est du Mexique (Chiapas) jusqu’au centre du Panamá.

Parides panares lycimenes (Boisduval, 1870), mâles. El Pirú, Chiapas (Mexique), 23 juin 1997. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides panares lycimenes : la cascade Las Golondrinas dans la Selva Lacandona, 320 m, Lacanja, Chiapas (Mexique), août 2000. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides panares paralius (Rothschild & Jordan, 1906)

Fort dimorphisme sexuel pour cette sous-espèce rencontrée le Chocó équatorien et les versants andins occidentaux jusqu’à plus de 1000 m d’altitude.

Parides panares paralius (Rothschild & Jordan, 1906), mâle, recto & verso. Reserva ecológica Cotacachi-Cayapas (Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides panares paralius (Rothschild & Jordan, 1906), mâle. Los Cedros, 1400 m, cordillère de la Plata (Imbabura, Équateur), 20 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
La forêt des nuages à Los Cedros, 1400 m, cordillère de la Plata (Imbabura, Équateur), 20 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Identification incertaine : Parides panares paralius (Rothschild & Jordan, 1906), mâle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 7 décembre 2013. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides vertumnus

Six sous-espèces cisandines occupent l’immense territoire du Bassin amazonien et du Mato Grosso.

Parides vertumnus vertumnus (Cramer, 1779)

Fort dimorphisme sexuel. Distribution : Est du Venezuela, Guyana, Suriname, Guyane, Brésil (Parà, Maranhão).

Parides vertumnus vertumnus (Cramer, 1779), mâle. Gîte Moutouchi (Maroni, Guyane), novembre 2013. Photo : Alexis Passerieux
Parides vertumnus vertumnus (Cramer, 1779), femelle. Rivière Comté (Guyane), 17 octobre 2011. Photo : Colette Chazal
Parides vertumnus vertumnus (Cramer, 1779), femelle. Carbets de Coralie, Piste Coralie (Cacao, Guyane), 31 octobre 2012. Photo : J.-M. Gayman
Parides vertumnus vertumnus (Cramer, 1779), femelle. Carbets de Coralie, Piste Coralie (Cacao, Guyane), 31 octobre 2012. Photo : J.-M. Gayman
L’Oyapock à Saut Maripa : vue de la rive brésilienne depuis la guyanaise, 4 novembre 2016. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides vertumnus bogotanus (C. & R. Felder, 1864)

La sous-espèce fréquente l’Amazonie occidentale en Colombie, Équateur, Pérou et Brésil.

Parides vertumnus bogotanus (C. & R. Felder, 1864), mâle. Napo (Équateur). Photo : Andrew Neild
Parides vertumnus bogotanus (C. & R. Felder, 1864), mâle. Mocoa, Putumayo (Colombie), 31 juillet 2017. Photo : F. Montero

 

Parides iphidamas

Sept sous-espèces pour ce taxon transandin (Amérique centrale et nord-ouest de l’Amérique du Sud.

Parides iphidamas iphidamas (Fabricius, 1793)

Dimorphisme sexuel important. Distribution : l’Amérique centrale, de l’isthme de Tehuantepec (Mexique) au Chiriquí (Panamá).

Parides iphidamas iphidamas (Fabricius, 1793), couple. El Pirú, Chiapas (Mexique), 21 avril 1997. Photo : J.-M. Gayman
Parides iphidamas iphidamas (Fabricius, 1793), femelle. Campus du Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza, Turrialba, 700 m (Costa Rica), 25 septembre 2012. Photo : L. Legal
Femelle de Parides iphidamas iphidamas dans son biotope. Campus du Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza, Turrialba, 700 m (Costa Rica), 25 septembre 2012. Photo : L. Legal
Parides iphidamas iphidamas (Fabricius, 1793), femelle. Los Tuxtlas, 900 m, Veracruz (Mexique), 25 juin 2009. Photo : L. Legal

 

Parides iphidamas calogyna (Rothschild & Jordan, 1906)

Les sexes sont différents chez cette sous-espèce qui peuple le Chocó équatorien.

Parides iphidamas calogyna (Rothschild & Jordan, 1906), mâle, recto & verso. Reserva ecológica Cotacachi-Cayapas (Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides iphidamas calogyna (Rothschild & Jordan, 1906), femelle, recto & verso. Reserva ecológica Cotacachi-Cayapas (Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides iphidamas calogyna (Rothschild & Jordan, 1906), mâle butinant. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 6 décembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Parides iphidamas calogyna (Rothschild & Jordan, 1906), femelle. Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 6 décembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides iphidamas calogyna : sentier forestier, Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 30 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides erithalion

Avec 21 sous-espèces, P. erithalion est l’espèce du groupe 6 présentant la plus large distribution transandine et cisandine. De l’Amérique centrale à l’Argentine, principalement dans les Andes, il vole entre 800 et 1800 m ou plus d’altitude. Le taxon est absent du Bassin amazonien : « A common Transandean/Andean species (…) that barely occupies a few sectors of the western Amazonian lowlands », Tyler et alii, plate 62.

 

Existe-t-il néanmoins une sous-espèce fréquentant des régions plus basses, notamment la Guyane ? Christian Brévignon en décrit une nommée inini provenant de Maripasoula (Lambillionea, XCVIII, 3 septembre 1998). Pour S. Demay, « il est tout à fait improbable de trouver cette espèce dans le massif des Guyanes ». Le même auteur remarque par ailleurs que « Parides anchises est assurément l’espèce du genre Parides la plus variable et la plus ramifiée en terme de sous-espèces. L’aire de répartition est très étendue. (…). De nombreuses formes transitoires existent surtout en Amérique latine où les sous-espèces s’hybrident facilement dans les zones de chevauchement des populations. » En ce débat, des entomologistes guyanais suivent C. Brévignon. Pour F. Bénéluz, il s’agit bien d’un « nouvel exemple de répartition hyper-disjointe, appuyant  la “théorie” des refuges du Quaternaire ». Pour J.-Y. Gallard, « il y a bien trois espèces dans le groupe anchises en Guyane. Ces trois espèces ont un reflet bleu nacré sur la tache rouge des ailes postérieures que n’ont pas les autres Parides :

P. vertumnus reconnaissable à la large tache rouge qui remonte le long du bord abdominal formant un net triangle ;

P. anchises dont les ailes antérieures et postérieures sont plus allongées verticalement. La tache verte, avec la tache blanche (très variable) est plus verticale aussi. Sur les secondes, les taches rouges sont réduites ;

– le Parides que C. Brévignon nomme P. erithalion inini, identifiable par ses ailes plus larges, l’aile antérieure s’élargissant dans la seconde moitié vers le bord interne. Aux postérieures, l’espace noir, plus grand entre la tache rouge et le bord externe, est à comparer au même espace chez P. anchises.

Les trois espèces ne sont pas rares le long des côtes, et dans le proche intérieur guyanais, surtout en décembre-janvier sur les fleurs de Psychotria (Rubiaceae). »

La photo suivante montre (seulement des mâles) :

– à gauche 2 P. vertumnus,

– au milieu 4 P. anchises,

– à droite 2 P. erithalion inini.

Parides du groupe anchises de Guyane : à gauche P. vertumnus, au milieu P. anchises et, à droite, P. erithalion inini (mâles). Coll. & photo : J.-Y. Gallard

 

Parides erithalion palmasensis Brown, 1994

Dimorphisme sexuel prononcé. Distribution : le Chocó équatorien.

Parides erithalion palmasensis Brown, 1994, mâle, recto & verso. Reserva ecológica Cotacachi-Cayapas (Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides erithalion palmasensis Brown, 1994, mâle. Calderón (Esmeraldas, Équateur). Photo : Pierre Boyer
Parides erithalion palmasensis Brown, 1994, femelle. Calderón (Esmeraldas, Équateur). Photo : Pierre Boyer
Non identifié : Parides erithalion palmasensis Brown, 1994, mâle, ou bien Parides panares paralius (Rothschild & Jordan, 1906) ? Tunda Loma, Calderón (Esmeraldas, Équateur), 7 décembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Biotope de Parides erithalion palmasensis : la forêt du Chocó à Durango (Esmeraldas, Équateur), 29 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman
Le río Santiago et le Chocó au sud de Selva Alegre (Esmeraldas, Équateur), 28 novembre 2013. Photo : J.-M. Gayman

 

Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906)

Faible dimorphisme sexuel. Distribution : Mexique, sierras occidentales et littoral Pacifique (Nayarit, Colima, Michoacán, Guerrero, Morelos, Oaxaca).

Luc Legal présente ainsi la répartition altitudinale des Parides mexicains :  « Parides erithalion est typiquement une espèce de l’interface entre la forêt tropicale sèche (= forêt tropophile, terme exact au Mexique) et la zone tempérée de forêts de chênes, donc entre 1400 et 1800 m. On ne le trouve que dans les zones les plus humides de cette interface, localement il peut être abondant mais en général très localisé (contrairement à P. montezuma qui occupe toute la forêt tropophile de 800 à 1500 m). Pour simplifier : de 800 à 1400 m, c’est la forêt tropophile (Selva baja caducifolia, dominance Mimosoideae,) et l’étage de P. montezuma et P. photinus. À partir de 1400 m, les chênes apparaissent et deviennent dominants entre 1700 et 2000 m (Bosque de encinos) et c’est le domaine de P. erithalion. Vers 2000 m, P. alopius fréquente les forêts de pins (Bosque de pinos-encinos de 2000 à 2500 m). Plus haut, les pins laissent place aux sapins jusqu’à environ 3500 m où domine le type subalpin classique des Alpes vers 1800 m. »

Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906), mâle. Cerro Frio, 1600 m, Sierra de Tilzapotla, Morelos (Mexique), 28 juillet 2006. Photo : L. Legal
Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906), mâle. Teopanzolco, Cuernavaca Centre, 1630 m, Morelos (Mexique), 21 octobre 2013. Photo : L. Legal
Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906), mâle montrant le lustre bleu. Cerro Frio, 1600 m, Sierra de Tilzapotla, Morelos (Mexique), 28 juillet 2006. Photo : L. Legal
Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906), femelle. Cerro Frio, 1600 m, Sierra de Tilzapotla, Morelos (Mexique), 3 août 2006. Photo : L. Legal
Parides erithalion trichopus (Rothschild & Jordan, 1906), femelle face ventrale. Cerro Frio, 1600 m, Sierra de Tilzapotla, Morelos (Mexique), 3 août 2006. Photo : L. Legal
Parides erithalion : chenille néonate sur Aristolochia elegans, Tlatenango, 1720 m, Cuernavaca Centre, Morelos (Mexique), 15 octobre 2010. Photo : L. Legal
Chenille de Parides erithalion trichopus. Chamilpa, 1800 m, Cuernavaca Nord, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal
Biotope humide de Parides erithalion trichopus. Cerro Frio, 1700 m, Sierra de Tilzapotla, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal
Biotope de Parides photinus, P. erithalion et P. montezuma. Camino Belinda, 1400 m, El Limón, Morelos (Mexique). Photo : L. Legal

 

 

Références

 

• Le site Parides genus

• Butterflies of America : genus Parides

• Funet : Parides Hübner, [1819]

Inventorio de las mariposas diurnas de la Reserva ecológica Cotacachi-Cayapas – Ecuador

Inventory of the Butterfly species of Sangay National Park – Ecuador

• Ivo Kindel : Borboletas e Mariposas

Butterflies of Colombia

• Bolivian Butterflies : Papilionidae Checklist

• Tyler Hamilton, Brown Keith & Wilson Kent (1994), Swallowtail Butterflies of the Americas – A Study in Biological Dynamics, Ecological Diversity, Biosystematics, and Conservation, Scientific Publishers, Gainesville, 1994, 378 pp.

• Brévignon, Christian (1998), « Notes sur quelques espèces du genre Parides Hübner, [1819] en Guyane française (Lepidoptera Papilionidae) », Lambillionea, XCVIII, 3 septembre 1998, 435-438.

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