» » STERF : Bilan 2005-2008

STERF : Bilan 2005-2008

Posté dans : STERF | 0

Suivi Temporel des Rhopalocères de France (STERF)

Bilan 2005-2008

 

Sites STERF fin 2008

Sites STERF fin 2008

Le rapport complet du STERF : STERF_bilan_2005-2008

Le STERF, ou Suivi Temporel des Rhopalocères de France, est un programme conjoint entre le Département Écologie et Gestion de la Biodiversité du MNHN et le milieu associatif, dont l’ALF est le principal promoteur. Mis en place en 2005 en Île-de-France, puis en 2006 au niveau national, il vise à suivre à long terme l’évolution des populations de papillons de jour, en relation avec les modifications environnementales et le changement climatique. Les comptages (sans nécessité de capture) se font par la méthode des transects, chaque site tiré-au-sort (pour la représentativité nationale) ou choisi (patrimoniaux, suivis aussi pour d’autres études …) étant divisé en transects écologiquement homogènes et parcourus systématiquement en 10 minutes, 4 à 6 fois par an.

Début 2009, 124 sites STERF ont donné lieu à des relevés, dont 72 (58%) sont des sites tirés au sort, et 52 (42%) sont des sites choisis librement par les observateurs. Cela représente 419 comptages (une visite d’un transect) en 2005, 2241 en 2006, 2226 en 2007 et 2351 en 2008, soit 7237 transects durant toute cette période ; 11 sites ont été suivis en 2005, 90 en 2006, 85 en 2007 et 87 en 2008. Sur 85951 individus comptés (de 173 espèces), 98,0% l’ont été au niveau de l’espèce (niveau 3), 0.6% au niveau 2 (regroupements modérés d’espèces voisines), et 1.4% au niveau 1 (larges regroupements d’espèces ressemblantes)

Les espèces les plus abondantes sont Maniola jurtina, Melanargia galathea, Pieris rapae/napi, Pyronia tithonus et Coenonympha pamphilus, Polyommatus coridon et P. bellargus. Les espèces le plus fréquemment observées (rencontrées dans le plus grand nombre de transects) sont Maniola jurtina (qui reste en tête), suivi de Melanargia galathea. Polyommatus coridon et P. bellargus régressent fortement dans le classement, ce qui s’explique par le fait que ces espèces sont localisées (surtout pelouses calcaires), mais présentent en général des populations abondantes. Pieris rapae, Pyronia tithonus et Coenonympha pamphilus restent globalement à la même place dans le classement.

La richesse spécifique (nombre moyen d’espèces présentes lors d’une visite d’un transect) est en moyenne est de 3,7 +/- 3,0) espèces, mais elle atteint 25 dans quelques sites de Provence.

Concernant les analyses par habitats, les zones suburbaines (étonnant), les pelouses calcaires et les bois de résineux (souvent associés aux pelouses calcaires, notamment en Île-de-France) apparaissent comme les habitats les plus riches en nombre d’espèces. Un peu moins riches sont les forêts de feuillus, les friches, les autres zones herbeuses et les lisières de forêts. Les habitats urbains, agricoles et les lisières entre habitats non-forestiers sont les plus pauvres. L’étude détaille aussi la répartition de 20 espèces par types d’habitats : 7 généralistes, 4 des lisières et des jardins, 3 des prairies, 5 des pelouses calcaires et 1 des forêts. L’indicateur papillons (abondance moyenne de chaque espèce par quinzaine, obtenue en divisant le nombre total d’individus observés dans la quinzaine par le nombre de transects parcourus durant cette quinzaine), calculé sur 59 espèces observées sur au moins 40 transects, semble montrer une progression relative des espèces des buissons en 2007-2008 (années maussades) par rapport à 2006 (année ensoleillée), une régression des espèces de forêts et une stabilité des espèces généralistes et des milieux ouverts.
L’index de grégarité (abondance totale divisée par le nombre de visites de transects où l’espèce a été observée) donne en tête, pour les espèces à répartition nationale, Melanargia galathea, deux Polyommatus (coridon et bellargus), Maniola jurtina et Pyronia tithonus.

Des courbes de phénologie sont présentées pour 20 espèces et permettent le plus souvent de déterminer le nombre de générations annuelles, les variations interannuelles d’émergence et, pour certaines, des décalages entre le Nord et le Sud du pays. Pour plusieurs espèces, on observe une émergence plus tardive en 2008, par rapport aux années 2005-2007 cumulées.

Concernant l’intérêt des sites choisis par rapport aux sites tirés au sort, il s’avère que, sur 20 espèces étudiées, 9 semblent mieux représentées sur les sites choisis, 2 sur les sites tirés-au-sort et les 9 dernières sont aussi bien étudiées sur les deux types de sites. Ce résultat montre l’intérêt respectif des deux modes de sélection des sites STERF.

Luc Manil

Pour en savoir plus :

Le rapport complet du STERF : suivi_temporel : STERF_bilan_2005-2008

Phénologie et répartition par types d’habitats des Rhopalocères d’Île-de-France (STERF 2005-2008) :
phenologie_ile_de_france

 

 

 

 

 

 

 

Pour s’inscrire au STERF, écrire à l’adresse spécifique du programme : sterf.manil@free.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vos coordonnées :
• Nom :
• Prénom :
• n°, rue :
• Code postal :
• Commune :
• Téléphone fixe :
• Téléphone mobile :
• Adresse e-mail (courriel) :

Vous pouvez déclarer votre intention de suivre un site tiré au sort ET/OU un site choisi, l’idéal étant de suivre un site tiré au sort (pour la représentativité nationale) et un site choisi (pour son intérêt faunistique, que vous seuls pouvez apprécier).

Téléchargez le protocole détaillé du STERF ci-dessous ainsi que les Questions-réponses, pour en savoir plus sur le STERF, ainsi que le bilan national 2006-2007 de ce programme.

<br />

Répondre