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Trois captures intéressantes dans la région néotropicale

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Trois captures intéressantes dans la région néotropicale (Bolivie et Pérou) sont soumises à votre expertise.

(Cliquer sur les photos pour un meilleur effet !)

1. Baeotus baeotus

 

Baeotus baeotus DOUBLEDAY, 1849. Caranavi, région de La Paz (800 m d’altitude), Bolivie, décembre 2004. Photo : D. Lacomme

Baeotus baeotus DOUBLEDAY, 1849. Caranavi, région de La Paz (800 m d’altitude), Bolivie, décembre 2004. Photo : D. Lacomme

Ce Baeotus baeotus DOUBLEDAY, 1849, violet est d’une couleur totalement inhabituelle. La couleur typique est celle de l’exemplaire au-dessus. Provenance : Bolivie, Caranavi, région de La Paz (800 m d’altitude) ; décembre 2004.

2. Antirrhaea avernus

Antirrhaea avernus HOPPFER, 1874. Tingo Maria (Huanuco, Pérou), altitude 600 m, 28 février 2005. Photo : D. Lacomme

Antirrhaea avernus HOPPFER, 1874. Tingo Maria (Huanuco, Pérou), altitude 600 m, 28 février 2005. Photo : D. Lacomme

 

L’Antirrhaea avernus HOPPFER, 1874 (exemplaire du bas), présente deux taches (androconiales ?) aux ailes antérieures contrairement à ce qui est connu. Est-ce une aberration tératologique ? Provenance : Pérou, Tingo Maria (Huanuco), altitude 600 m ; 28 février 2005.

3. Un hybride de deux sp. de Pierella ?

 

Pierella lena glaucolena WEYMER, 1910 (en haut à gauche), et du Pierella astyoche (en haut à droite) dans sa sous-espèce andine (Pierella astyoche var. albomaculata STAUDINGER, 1887). Le troisième est-il un hybride ? Pérou, provenance exacte inconnue. Photo : D. Lacomme

Pierella lena glaucolena WEYMER, 1910 (en haut à gauche), et Pierella astyoche (en haut à droite) dans sa sous-espèce andine (Pierella astyoche var. albomaculata STAUDINGER, 1887). Le troisième est-il un hybride ? Pérou, provenance exacte inconnue. Photo : D. Lacomme

 

Ce Pierella (exemplaire du dessous), sans provenance connue malheureusement, a les caractères combinés du Pierella lena glaucolena WEYMER, 1910 (en haut à gauche), et du Pierella astyoche (en haut à droite) dans sa sous-espèce andine en particulier (Pierella astyoche var. albomaculata STAUDINGER, 1887). S’agit-il d’un hybride ?

Réponses à
Daniel Lacomme
11 rue Dedouvre
94250 GENTILLY
daniel.lacomme@laposte.net

ou bien en utilisant le menu “contact” de ce site lepido-france.

Réponses

Pour le Pierella supposé hybride, M. Patrick Botto suggère l’identification suivante : Pierella amalia mâle WEYMER, 1885 (TL : Peru, Pebas).

Dans Frederick DuCane Goldman & Osbert Salvin, Insecta. Lepidoptera-Rhopalocera, Volume III (1879-1901), on trouve cette planche avec une autre espèce d’Antirrhea chez qui les taches androconiales sont bien apparentes chez le mâle :

Antirrhea pterocopha, GOLDMAN & SALVIN, 1868, mâle & femelle. Planche de : Insecta. Lepidoptera-Rhopalocera . Volume III (1879-1901) by Frederick DuCane Godman and Osbert Salvin. http://www.sil.si.edu/DigitalCollections/bca/navigation/bca_14_03_00/bca_14_03_00showplate.cfm?id=17

Antirrhea pterocopha, GOLDMAN & SALVIN, 1868, mâle & femelle. Planche de : Insecta. Lepidoptera-Rhopalocera, Volume III (1879-1901) by Frederick DuCane Godman and Osbert Salvin. http://www.sil.si.edu/DigitalCollections/bca/navigation/bca_14_03_00/bca_14_03_00showplate.cfm?id=17

JMG

6 réponses

  1. Bondil François
    |

    Pour information, il faut écrire Baeotus beotus et non pas Baeotus baeotus … dans le cas, bien entendu, où il s’agirait de cette espèce.
    De plus, une vue de la face ventrale de ce curieux spécimen serait la bienvenue.
    Bien cordialement,
    François

    P.S: s’agit-il d’une mâle ????

  2. Jean-Marc GAYMAN
    |

    Markku Savela (funet) écrit :
    Baeotus baeotus (Doubleday, [1849])
    syn. :
    Megistanis baeotus Doubleday, [1849]; Gen. diurn. Lep. (1): pl. 48, f. 2, TL: S[an]ta Fé de Bogotá
    Megistanis baeotus Doubleday, [1845];
    Megistanis baeotus ; Godman & Salvin, [1884], Biol. centr.-amer., Lep. Rhop. 1
    Baeotus baeotus ; [BCR: 135, pl. 21]; [BOW: pl. 33, f. 9]
    Baeotus beotus ; [EcuL]; [NL4A, #2004]
    Baeotus or beotus ?”
    Et donne comme localisations : Costa Rica, Amazon Basin, Colombia.

    On peut donc retenir “baeotus” !

  3. Jean-Marc GAYMAN
    |

    Effectivement, on peut lire sur cette page du Natural History Museum :

    Type-species:
    Megistanis beotus Doubleday , 1849 Gen. diurn. Lep. (2) : pl. 48, fig. 2 (as beotus). ; Westwood, [Nov. 1850], in Doubleday, ibid. (2) : 312 (beotus emended to baeotus).

    Type-species designation:
    by original designation

    Notes:
    Hemming (1967) stated:-

    The name Megistanis baeotus was first published – unfortunately as a manuscript name by Doubleday, 1844 (List. Spec. lep. Ins. Brit. Mus. 1 : 109), where, as shown, the first syllable was spelled “bae-“. When it was first validly published by Doubleday in 1849 on plate 48, it appeared in the defective spelling “be-“, which was however corrected to “bae-” by Westwood in the text of the same work published (in 1850) after Doubleday’s death. This is considered to be a clear case of an original spelling “beotus” being demonstrably due to an inadvertent error. In accordance with the provisions of Article 32 (a) of the revised Code the spelling “baeotus” used in the text of the same work is the Correct Original Spelling. If however the view were to be taken that the spellings “beotus” and “baeotus” should be regarded as a pair of Incorrect Original Spellings and therefore that this case should be dealt with under Section (c) of Article 32 instead of under Section (a) of that Article, the spelling “baeotus” would still rank as the Correct Original Spelling, it having been used in preference to the spelling “beotus” by Westwood ; acting as First Reviser in 1850 (in the text of Doubleday’s book).

    The generic name Baeotus was introduced in order to provide an available name for the genus hitherto incorrectly known by the name Megistanis Doubleday, 1844. The latter is an available name but Scudder’s selection in 1875 (Proc. amer. Acad. Arts Sci., Boston 10 : 213) of Megistanis baeotus as type-species was invalid because at that time the name Megistanis baeotus was (as already noted) only a manuscript name, and no description or indication for it was then provided by Doubleday.

    Cowan (1970: 42) stated:-

    “BAEOTUS line 2 : “baeotus” to read – beotus [sic], [type-species].

    A whole series of mishaps is here. Megistanis beotus was consistently so spelt by Doubleday; in 1844 : 109 (when it was a nomen nudum), and on plate 48 [1849] (when it became available). Westwood was inconsistent; using “baeotus” in [1850] : 312, and beotus in his Index to plates [1852] : ix.

    The name must stand as Baeotus beotus Doubleday. The generic name is not eligible for emendation as it was deliberately so spelt.

    Higher classification checked and updated following Lamas et al. [in press], and in consultation with Niklas Walhberg, as part of the GloBIS project.

  4. Jean-Marc GAYMAN
    |

    Notre ami D. Lacomme nous écrit :

    Antirrhaea :
    Une solution au problème que j’avais soumis sur ce site à la sagacité des lecteurs m’a été apportée par Andrew Neild de Londres : la tache androconiale inhabituelle, objet de l’interrogation, n’apparaît ainsi que lorsque le papillon est très frais. Au bout de quelques jours elle noircit et se fond avec la couleur de fond de l’aile. J’ai pu effectivement en retrouver la présence très discrète sur mes autres exemplaires.
    Merci à A. N.”
    D. Lacomme

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