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Zerynthia polyxena

Détail des ailes postérieures de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Détail des ailes postérieures de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

(Cliquer sur photos et cartes pour un meilleur effet !)

Notre amie, Sonia Rubinowicz (membre de l’ALF), nous présente quelques superbes clichés de l’accouplement de La Diane, réalisés au printemps 2011 à Gagnières dans le Gard. Nous complétons sa série avec quelques autres photos de Thierry Laugier (ALF) effectuées dans les environs du même village. Toutes les illustrations datent du mois d’avril.

(Voir aussi : Les Zerynthia en Europe occidentale)

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775

Z. polyxena appartient à la famille des Papilionidae, à la sous-famille des Parnassiinae, à la tribu des Zerynthini et au genre Zerynthia OCHSENHEIMER, 1816.

Ce genre Zerynthia comprend deux espèces : Z. polyxena (DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775) – La Diane – et Z. rumina (LINNAEUS, 1758) – La Proserpine. La première espèce compterait trois ssp. en France :

• Z. p. cassandra (GEYER, 1828)
Z. p. microcreusa (VERITY, 1947)
Z. p. deminuta (VERITY, 1947)

Zerynthia polyxena fréquente le sud de l’Europe (Italie, Grèce, Hongrie, Slovaquie et Tchéquie) et l’Asie mineure. En France elle ne serait désormais présente que dans six départements du pourtour méditerranéen : Hérault, Gard, Vaucluse, Var, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes. D’autres sources évoquent une aire plus large avec quatorze départements.

La Diane affectionne les zones humides, les bords de rivière et de torrent. Elle vole aussi dans les zones cultivées, les lieux broussailleux et les escarpements rocheux, jusqu’à 1700 m. d’altitude mais surtout à moins de 900 mètres.

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, femelle. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, femelle. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, mâle. Gagnières (Gard), 30 avril 2006. Photo : Thierry Laugier

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, mâle. Gagnières (Gard), 30 avril 2006. Photo : Thierry Laugier

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, mâle. Gagnières (Gard), 28 avril 2007. Photo : Thierry Laugier

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775, mâle. Gagnières (Gard), 28 avril 2007. Photo : Thierry Laugier

Zerynthia polyxena : différenciation des sexes. Photo de gauche : S. Rubinowicz. Photo de droite : T. Laugier

Zerynthia polyxena : différenciation des sexes. Photo de gauche : S. Rubinowicz. Photo de droite : T. Laugier

Mâle et femelle sont plutôt difficiles à distinguer. Le mâle affiche souvent des macules noires plus marquées que celles de la femelle dans l’espace S1b (ailes antérieures). Le critère n’est pas absolu compte tenu de la variabilité des individus. La femelle est plus grande et son abdomen – plus volumineux – se termine en pointe alors que chez le mâle l’extrémité est carrée (avec les crochets souvent bien visibles : voir la photo de T. Laugier du 30 avril 2006).

L’accouplement

Couple de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle à droite. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Couple de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle à droite. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Accouplement de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle à droite. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Accouplement de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle à droite. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Accouplement de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 18 avril 2007. Photo : Thierry Laugier

Accouplement de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 18 avril 2007. Photo : Thierry Laugier

Accouplement de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2006. Photo : Thierry Laugier

Accouplement (femelle au-dessus du mâle) de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2006. Photo : Thierry Laugier

La ponte

Aristoloche à feuilles rondes (Aristolochia rotunda L., 1753, Aristolochiaceae).http://www.florealpes.com/fiche_aristolocherotunda.php

Aristoloche à feuilles rondes (Aristolochia rotunda L., 1753, Aristolochiaceae). http://www.florealpes.com/fiche_aristolocherotunda.php

Les plantes hôtes de Zerynthia polyxena relèvent du genre Aristolochia : surtout l’aristoloche à feuille ronde (Aristolochia rotunda), mais aussi l’aristoloche clématite (Aristolochia clematitis), l’aristoloche pâle (Aristolochia pallida) et l’aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia). Ces plantes sont toxiques et chenilles et imagos sont ainsi non comestibles pour oiseaux et lézards. La couleur rouge – aposématique – de leur corps et des ailes le signale aux prédateurs.

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle pondant sur aristoloche. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle pondant sur aristoloche. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle pondant sur aristoloche. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775 : femelle pondant sur aristoloche. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Oeufs et chenille

La Diane pond ses œufs seuls ou par petits paquets sur le revers des feuilles des plantes hôtes (voir photos ci-dessus). La chenille, grisâtre à marron clair, présente quatre rangées de scolis épineux noirs. La nymphose s’accomplit sur une tige, une écorce ou au revers d’une pierre. Univoltine, Zerynthia polyxena hiverne à l’état de chrysalide et vole de fin mars à fin mai selon la situation géographique et l’altitude.

Oeufs (sur feuille d'aristoloche) de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Oeufs (sur feuille d’aristoloche) de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Chenille de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Chenille de Zerynthia polyxena DENIS & SCHIFFERMÜLLER, 1775. Gagnières (Gard), 30 avril 2011. Photo : Sonia Rubinowicz

Cartographie

Localisation des photos de Zerynthia polyxena

Localisation des photos de Zerynthia polyxena

Localisation de Zerynthia polyxenaSource : ONEMhttp://www.onem-france.org/diane/wakka.php?wiki=DianeCarto&refresh=1&map_x=637&map_y=500

Localisation de Zerynthia polyxena dans le Sud de la France. Source : ONEM http://www.onem-france.org/diane/wakka.php?wiki=DianeCarto&refresh=1&map_x=637&map_y=500

Un biotope de Zerynthia polyxena et Z. rumina : les Hautes-Courennes (Vaucluse, avril 2005). Au premier plan : champs de lavande ; au second : plateau de Coupon ; au troisième : vallée du Calavon. Au fond : le Grand Lubéron. Photo : J.-M. Gayman

Un biotope de Zerynthia polyxena et Z. rumina : les Hautes-Courennes (Vaucluse, avril 2005). Au premier plan : champs de lavande ; au second : plateau de Coupon ; au troisième : vallée du Calavon. Au fond : le Grand Lubéron. Photo : J.-M. Gayman

Protection

Zerynthia polyxena est une espèce protégée et est inscrite sur :

• la liste des insectes strictement protégés de l’annexe 2 de la Convention de Berne

• la liste des insectes strictement protégés de l’annexe IV de la Directive Habitats du Conseil de l’Europe concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages du 21 mai 1992

• la liste rouge des insectes de France métropolitaine (arrêté du 23 avril 2007 abrogeant l’arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire français métropolitain).

Références

Zerynthia polyxena dans l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

• Cartographie de Zerynthia polyxena : Enquête Diane, Proserpine, Aristoloches

• Jacques Quint et Jean-Claude Weiss : «Une forme spectaculaire de Zerynthia polyxena D. & S., 1775 (Lepidoptera : Papilionidae)», Bulletin des Lépidoptéristes Parisiens (Lépidoptères), vol. 17, n° 39, mars 2008.

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Une réponse

  1. voisin
    |

    Ma petite contribution: polyxena est bien présente aussi dans le nord des Bouches-du-Rhône (zones humides à Aristolochia rotunda), parfois à proximité de garrigues où vole aussi Z. rumina.
    [img]http://www.lepido-france.fr/wp-content/gallery/illustrations/couplezpolyxena.jpg[/img]

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